Le tagine de la réconciliation ?

usfp et istiqlal à  couteaux tirés.

Entre un week-end ponctué de coups de théâtre politiques et un début de semaine de tractations, la majorité aura eu des sueurs froides et les portables auront bien fonctionné, les uns et les autres pariant sur une crise gouvernementale très proche.
Flash-back : vendredi 1er avril, au terme d’ une réunion houleuse du comité exécutif, l’Istiqlal décide, après vote, de présenter son candidat, l’ancien ministre Abdelhamid Aouad, à la présidence de la Chambre des députés. L’intermédiation du PPS pour un ultime rapprochement des frères ennemis, USFP-Istiqlal, aura fait long feu. Le microcosme politico-médiatique consacrera le dimanche à commenter, entre cris et chuchotements, la déclaration de guerre El Yazghi-El Fassi.
Driss Jettou tente de gérer le début de crise. Lundi 4 avril, il recevait, à l’heure du déjeuner, les chefs du pôle haraki dont les ambitions pour le perchoir sont clairement affichées. Une décision sera prise : l’UMP aussi aura son candidat. Récapitulons : trois candidats pour une même majorité censée être homogène.
Quelques heures plus tard, ce même lundi, un dîner organisé au domicile du ministre de la Justice, l’usfpéiste Mohamed Bouzoubaa, réunissait dirigeants istiqlaliens (Abbas El Fassi, M’hammed El Khalifa, Abdelhamid Aouad et Abdelhak Tazi) et usfpéistes (Mohamed El Yazghi, Driss Lachgar, et Abdelouahed Radi). Une rencontre dont les premiers instants seront très froids. «Ils se regardaient en chiens de faïence», raconte un témoin. Le leader istiqlalien fera un réquisitoire cinglant, fustigeant la position à laquelle l’USFP condamne le plus vieux parti marocain. Puis, place au discours conciliateur sur le mode «rien ne se fera si nous ne sommes pas ensemble». Résultat de ces agapes vespérales ? Accord a été dégagé pour le deuxième tour de l’élection du président de la première Chambre. Affaire à suivre….