Le sport dans tous ses états

Assises nationales les 24 et 25 octobre à  skhirat

Seul un Marocain sur six pratique régulièrement un sport et moins de 300 000 Marocains sont titulaires d’une licence sportive. Un triste constat sur le sport au Maroc. Ce qui n’a pas empêché le Maroc de connaître des heures de gloire, avec une période particulièrement riche en réalisations au niveau des trois disciplines que sont le football, l’athlétisme et le tennis, sur la période allant du milieu des années 80 à la fin de la décennie suivante.

Et ensuite ? Plus rien, ou très peu, à l’image de l’élimination lors du premier tour de la CAN 2008, ou encore de la faible moisson de médailles lors des Jeux olympiques de Pékin, l’été dernier.
Prise à partie par la presse, le Parlement et l’opinion publique, Nawal El Moutawakkil, la ministre de la jeunesse et des sports, a décidé de prendre le taureau par les cornes.

Au cours du premier trimestre, déjà, un groupe de travail chargé de plancher sur une stratégie nationale pour le sport à l’horizon 2020 a été constitué.

Après plusieurs mois de réflexion, 10 objectifs majeurs ont été fixés, avec deux ambitions sous-jacentes. Primo, ancrer la pratique sportive et ses valeurs dans le quotidien de chacun, c’est-à-dire développer le réflexe de la pratique sportive régulière chez les citoyens. Secundo, faire du Maroc une terre de sport et un creuset de champions, ce qui revient à développer des filières d’excellence.

Avec quels moyens, quelles infrastructures et quelles ressources humaines ? Réponse les 24 et 25 octobre, lors des Assises du sport – elles se tiendront à Skhirat – qui devront entériner les plan d’action. L’ex-championne olympique arrivera-t-elle à sortir le sport de sa léthargie ? Nous lui souhaitons bien du courage face aux résistances d’un système jusque-là marqué par l’opacité.