Le ras-le-bol de Hassan Bernoussi

les ministres tardent à  signer les conventions

Embouteillage au niveau des demandes de conventions d’investissement avec l’Etat. La nouvelle est réjouissante, encore faut-il que les projets, qui portent souvent sur des centaines de millions de DH, puissent trouver rapidement le chemin de la concrétisation. Or, ce n’est pas toujours le cas… pour des raisons de bureaucratie. Souvent, les conventions entre l’Etat et les investisseurs, au regard des avantages accordés, nécessitent les signatures de plusieurs ministres. Ainsi, certaines d’entre elles, paraphées en présence du Souverain, mercredi 12 septembre, où pas moins de six ministres ont dû apposer leur griffe. Quand il s’agit d’une cérémonie officielle, tout va bien, tout le monde est là. Mais les conventions qui n’ont pas eu cette chance peuvent rester trois à quatre mois dans le circuit des signatures. Or, l’investisseur, lui, ne peut rien entreprendre sans le document.

Pour Hassan Bernoussi, directeur des investissements, il est clair qu’il faut «revoir les procédures et le circuit de la convention d’investissement». Ce dernier a d’ailleurs soulevé la question à plusieurs reprises, notamment lors de la réunion de la Commission des investissements présidée début août par le Premier ministre.

Pour résoudre le problème, le directeur des investissements propose aujourd’hui deux solutions. Soit faire signer toutes les conventions de manière systématique par le Premier ministre, qui endosse ainsi la responsabilité des départements signataires, vis-à-vis des investisseurs. Soit désigner un ministre qui aurait des délégations de ses collègues pour la signature des conventions d’investissement. Après le ministre porte-parole, l’ère du ministre préposé à la signature est arrivée. Les investissements n’attendent pas !