Le PV qui gà¢che tout !

En complément du courrier paru dans votre édition du 19 mars sur les PV de police, je souhaiterais raconter ce qui suit. En août 2003, allant en Espagne en famille, j’ai été arrêté au port de Tanger suite à un avis de recherche émis à mon encontre par le tribunal de 1ère instance de Casablanca, pour dette au Trésor non payée. L’inspecteur de police sur place m’informe des raisons de mon interpellation : «Votre première femme a déposé une plainte contre vous pour non-paiement de la pension».
J’ai réussi à convaincre cet inspecteur que mon unique épouse était dans la voiture avec notre enfant et qu’il y avait manifestement erreur. Entre-temps, ma famille, à Casablanca, a réussi à connaître la véritable raison de l’avis de recherche : il s’agissait en fait d’un PV de police remontant à plus de deux ans, d’un montant de 248 DH non réglé car envoyé à une adresse que j’avais quittée depuis 2 ans.
J’ai expliqué à l’inspecteur les vraies raisons du problème et lui ai proposé de régler mon PV sur place. Il m’a répondu que cela n’était pas possible, et m’a demandé d’attendre. Informé après douze longues heures, j’ai décidé de prendre les choses en main. Et sans demander l’avis de personne, j’ai quitté le port de Tanger, et suis rentré à Casablanca.
Le lendemain à 8 heures je me suis présenté au poste de police ayant émis l’avis de recherche et j’ai réglé mon problème en 45 minutes : je me suis déplacé au tribunal pour régler mon PV de 248 DH. J’ai appris que pour la même raison, certains voyageurs par avion avaient raté le départ et, du coup, perdu leurs billets.
De deux choses l’une : soit l’Etat envoie les PV rapidement ou permet de payer auprès de tous les guichets, même dans les ports, soit il n’arrête pas les gens aux frontières pour le paiement d’une infraction. Il ne s’agit après tout ni d’un délit ni d’un crime.

N. Zouiyen