Le pape nouveau est arrivé

joseph ratzinger régnera sous le nom de benoît XVI

En fin de compte, c’est sur la voie du conservatisme et de l’orthodoxie doctrinale que le conclave a choisi de s’engager en élisant, mardi 19 avril, le cardinal allemand Josef Ratzinger, surnommé dans la curie le «Panzerkardinal», 78 ans, à la fonction de pape. Il règnera sous le nom de Benoît XVI.
100 000 fidèles en liesse l’attendaient sur la place du Vatican pour l’applaudir. Josef Ratzinger a été élu au soir du deuxième jour du conclave, par les 115 cardinaux réunis dans la chapelle Sixtine, au Vatican, depuis lundi soir. Son élection a été d’abord annoncée par une fumée blanche sortie de la cheminée de la Sixtine, puis confirmée par les cloches du Vatican.
La forte personnalité du doyen des cardinaux avait dominé la période préparatoire précédant le conclave, marquée par 12 congrégations générales. Dernier prélat à prendre la parole en public avant l’ouverture du conclave, lundi matin, lors de la messe «pour l’élection du pontife romain», Mgr Ratzinger avait prononcé un vigoureux plaidoyer en faveur d’un pape défenseur des valeurs traditionnelles de l’Eglise. Dans son discours, il n’a toutefois, pas évoqué les thèmes présentés comme les grands défis que devra relever le successeur de Jean Paul II : la morale sexuelle, les relations avec l’islam, les rapports à la science ou encore la réforme de l’Eglise.
Il aura la lourde tâche de succéder à Jean Paul II, dont l’extraordinaire charisme a masqué la fragilité de l’Eglise catholique dans un monde en mutation.
Malgré les apparences, l’Eglise catholique est aujourd’hui plus faible qu’au début du pontificat de Jean Paul II, il y a vingt-six ans : 17% de la population mondiale se réclame du catholicisme (contre près de 18% en 1978) et le nombre de baptisés croît désormais moins vite que celui des naissances .