Le milliard de Othmane Benjelloun

Le deuxième groupe bancaire privé marocain, BMCE Bank, s’achemine vers un excellent cru 2006. En effet, selon des sources bien informées, le résultat net consolidé de l’année écoulée devrait frôler le milliard de DH, soit une amélioration annuelle supérieure à 25%. Cette évolution permet de tutoyer le niveau historique de 1999 (960 MDH) et n’en est pas moins historique quand on sait que le record d’il y a six ans était fortement dopé par les plus-values générées par la cession des titres Crédit du Maroc (30% du capital) au groupe Wafabank. Enfin, la progression du résultat de 2006 tranche avec la performance relativement modeste de 2005 (+9%).

BMCE Bank confirme ainsi le bien-fondé de sa double stratégie de croissance interne qui s’est soldée par un déploiement intensif du réseau (ouverture de 50 agences par année depuis 2005) et un développement à l’international, notamment en Afrique, pour y chercher des relais de croissance. Il est à rappeler que la banque est présente aussi bien au Mali et au Congo-Brazzaville à travers des banques commerciales qu’au Sénégal et en Tunisie par l’entremise de banques d’affaires très dynamiques. Selon des indiscrétions dont La Vie éco a eu vent, de nouvelles implantations sont prévues en Algérie, en Mauritanie et au Gabon.

Cette embellie profite non seulement aux actionnaires, en premier lieu le groupe Benjelloun et le français CIC, mais également aux salariés qui détiennent plus de 4% du capital de la banque et qui, depuis 2005, disposent annuellement d’une fenêtre de vente très alléchante sachant que le prix de l’action (1 438 DH au 7 février 2007) a presque triplé depuis début 2005.