Le microcrédit suivi de très près par BAM

Abdellatif Jouahri demande des reportings aux associations

Après la découverte d’un sérieux risque de dérapage dans le microcrédit, avec un taux d’impayés qui est passé de 2 à 5% en six mois, et après que les bailleurs de fonds étrangers aient tiré la sonnette d’alarme (voir La Vie éco du 24/10/08), Bank Al Maghrib (BAM) a décidé de suivre de près les associations du secteur.

C’est ainsi que les membres de la Fédération nationale du microcrédit devraient rencontrer, le 2 décembre, Abdellatif Jouahri, gouverneur de la Banque centrale, pour faire le point sur l’avancement des chantiers urgents. A l’ordre du jour, la directive sur la règle prudentielle proposée à la rentrée par BAM aux associations, notamment les règles de provisionnement des créances en souffrance.

Notons qu’à la suite d’une série de réunions tenues durant le mois d’octobre, les membres de la FNAM avaient proposé à BAM des réaménagements des règles initialement prévues par la direction de la supervision bancaire relevant de cette dernière.

Egalement au menu des discussions de la réunion du 2 décembre, le reporting que devront désormais faire les associations à ladite direction et la mise en place d’une centrale des risques pour traquer les mauvais clients.

La réunion du 2 décembre suffira-t-elle à tout régler ? En tout cas, BAM entend bien mettre en place les règles prudentielles dès le 1er janvier, ce qui suppose une recapitalisation de certaines associations.

De plus en plus, l’idée de création d’un fonds d’aide à la restructuration du secteur fait son chemin.Quoi qu’il en soit, la vigilance restera de mise. Le wali de Bank Al Maghrib a en effet laissé entendre qu’il souhaitait rencontrer les membres de la FNAM au moins une fois tous les six mois pour faire le point.