Le Maroc noté par Euler Hermes, leader mondial de l’assurance-crédit

Depuis le début de la crise mondiale, les pouvoirs publics ont tenté de rassurer l’opinion publique et les opérateurs économiques quant à l’immunité relative de l’économie marocaine, hormis quelques secteurs en relation directe avec la demande extérieure. Des experts étrangers confortent cette idée. Dans une récente étude sur les pays émergents, le leader mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes, classe le Maroc parmi les pays les moins vulnérables au commerce. Ainsi, au registre de la liquidité externe, le Maroc se classe mieux que la Turquie, la Pologne ou la Hongrie, ce qui s’explique par la faiblesse relative de son ratio exportations/PIB (32,5% contre 41% et 78% pour ces deux derniers pays). Pour ce qui est des « mesures économiques », le pays fait mieux que des lourds dont le Mexique et la Corée du Sud. Enfin, le troisième indice inférant la faible vulnérabilité du Maroc est celui de la dette. L’étude conclut que ces ingrédients positifs permettront aux pays comme le Maroc d’atténuer le ralentissement qui s’annonce par des mesures de relance du marché intérieur.
Cette bonne tenue de l’économie marocaine n’a pourtant pas fait changer d’avis aux experts d’Euler Hermes qui, en attribuant la note B au Maroc, considèrent qu’il souffre encore de «nombreuses faiblesses structurelles et/ou problèmes de financement extérieur et d’une capacité limitée de réaction à une crise économique».