Le low-cost, un métier qui ne s’improvise pas !

Royal Air Maroc au four et au moulin ? A la veille de l’ouverture du ciel marocain, la compagnie nationale, selon votre article paru le 30 janvier, se mettra également au charter et au low-cost. Les responsables de la RAM pensent certainement pouvoir profiter de leurs infrastructures déjà existantes, de leur expertise, etc. Mais pour faire du low-cost, il ne suffit pas d’avoir des appareils et du personnel. C’est une spécialité, presque un métier, que la RAM n’a pas. Les compagnies dites low-cost ont développé un savoir-faire très différent de celui du transport aérien régulier. Il repose avant tout sur la notion de gestion du temps car les vols low-cost ne sont rentables que quand la fréquence est élevée.Sans compter que l’organisation est différente. L’on se demande si le personnel d’une compagnie nationale, en l’occurrence ici la RAM, pourra s’adapter à un nouveau mode de fonctionnement.

Mourad Affir Rabat