Le ferroviaire a encore besoin de l’Etat

Il n’existe pas de politique nationale des transports. Les gouvernements qui se sont succédé ont agi en fonction de la conjoncture ou suivant les injonctions des instances financières internationales. Depuis le début des années 90, on enregistre que la politique appliquée évolue entre interventionnisme et libéralisme. Le peu de souci manifesté aux chemins de fer par des gouvernants accordant la priorité à la route et les crises économiques successives ont conduit à l’aggravation de la situation financière de l’ONCF. A partir de 2001, la tendance à la libéralisation s’est accélérée en relation avec les recommandations de la Banque mondiale, fondées essentiellement sur une vision libérale. Cette avancée reste différenciée selon le mode de transport. Si elle est assez avancée pour le transport aérien, il n’en est pas de même pour le maritime et le ferroviaire. Pour ce dernier et malgré l’adoption récemment par les deux Chambres du Parlement de la nouvelle loi sur les chemins de fer, il faut rappeler que partout dans le monde, la libéralisation du transport ferroviaire a été un désastre qui, en plus, a coûté très cher au contribuable. La libéralisation ne doit pas exclure le maintien de l’intervention de l’Etat quand cela est nécessaire.