Le dindon de la farce

Je tiens à vous féliciter pour votre article qui soulève le traitement d’un véritable fléau, le «noir», qui existe dans la plupart des secteurs mais qui se fait ressentir d’une manière directe au niveau de l’immobilier. Je tiens, toutefois, à vous faire part de quelques remarques ou compléments. D’abord, concernant le titre, il aurait été judicieux d’écrire : «Le noir dans l’immobilier : une hypocrisie qui profite à tous sauf au consommateur final», puisque tout le monde y trouve son compte, à l’exception du consommateur final, qui découvre qu’il est obligé de supporter l’ensemble des défaillances du système, à savoir la corruption et l’informel, ce qui freine souvent beaucoup d’acheteurs. Pour ce qui est des «promoteurs immobiliers qui cherchent à récupérer ce qu’ils ont déclaré hors facture», je crois que ceci n’est qu’un bouclier utilisé par ces derniers dans le but d’accroître leur richesse et intégrer le secteur informel afin de profiter des «avantages» qu’il procure. Le problème du Maroc, et ceci a été invoqué dans votre article, c’est qu’il existe deux types de sociétés : celles qui payent leurs impôts et respectent leurs obligations et les autres qui travaillent dans le secteur informel, gagnent un argent «fou» et constituent une source de concurrence déloyale. Ce qui nous amène à penser au rôle de l’Etat qui doit prendre ses responsabilités et avoir une ferme volonté politique pour mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. L’époque de se renvoyer la balle est révolue. La question, maintenant, est de savoir quand va-t-on prendre le taureau par les cornes. Car le fléau persiste depuis de longues années et il est temps de mettre fin à cette pratique qui semble impossible à déraciner, puisque ce n’est pas un problème de manque de solutions, mais plutôt la volonté de chacun d’entre nous à assumer ses responsabilités.