Le Crédit agricole à  l’assaut des souks

Le monde rural attise de plus en plus les convoitises. Après celle des lessiviers et des opérateurs télécoms, ce sont les banques qui s’y mettent.

Le Crédit agricole vient de lancer la première offensive, avec un contingent de dix agences mobiles. Ces véhicules, équipés en dernières technologies et reliés à l’ordinateur central de la banque via satellite, auront pour mission de sillonner les souks, lieux de concentration de clients potentiels et de cash. «Il ne s’agit pas de coffres-forts ambulants», fait toutefois remarquer le patron du Crédit agricole, Tariq Sijilmassi. En effet, si la manipulation d’argent est inévitable, «les agences serviront surtout à dématérialiser les transactions en milieu rural», explique-t-il. Exemple. Deux personnes qui concluent une transaction dans un souk pourront s’adresser à l’agence mobile présente sur les lieux pour opérer un virement du compte de l’acheteur vers celui du vendeur.

Mieux, l’agence mobile est équipée d’un GAB et les ruraux seront munis de cartes qu’ils pourront utiliser le jour du souk, à condition qu’ils sachent s’en servir. Le patron du CAM n’a aucune crainte de ce côté. «Ils savent bien retenir un code PIN pour faire fonctionner leurs mobiles, pourquoi pas une carte bancaire ?». Au Crédit agricole, du moins, on y croit. La preuve. A terme, la compagnie mobile comptera 100 véhicules qui feront chacun 7 souks par semaine soit 700 souks en tout.