Le coup de gueule de Bouzoubaà¢

Impatient de voir le projet de Code de la famille voté par les parlementaires, le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, n’a pu s’empêcher de «rappeler à l’ordre» les élus de la nation afin qu’ils fassent preuve de plus de célérité dans leurs travaux. En effet, le projet avait été soumis dès mardi 23 décembre à la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme de la Chambre des représentants. Mais, au mercredi 7 janvier, 45 articles seulement avaient été examinés sur les 400 que compte le projet.
Autrement dit, pour passer les 360 restants, les membres de la commission avaient encore besoin de plusieurs semaines. C’était sans compter avec l’impatience du ministre de la Justice qui, lors de la séance de ce même mercredi, signifia clairement aux députés, qui voulaient (trop ?) bien faire leur travail, qu’ils ne pouvaient continuer à ce rythme. En effet, alors que l’actuelle session devait être clôturée le 10 janvier, le gouvernement l’a maintenue ouverte pour, justement, permettre le vote du Code de la famille.
Et le circuit est long. Après approbation par ladite commission et vote en plénière, le projet doit ensuite être examiné par une commission similaire chez les conseillers qui devront, enfin, le voter à leur tour en plénière. C’est ce qui a poussé le ministre de la Justice à taper du poing sur la table et à demander aux députés d’entrer directement dans le vif du sujet, à savoir les propositions d’amendements. Le résultat ne se fit pas attendre. Dès dimanche 11 janvier, tous les amendements étaient prêts et, mercredi 14 janvier, ils ont été votés par la commission . Les députés prévoyaient même de voter le projet en plénière jeudi 15 ou vendredi 16 janvier. Sauf que, cette fois-ci, c’est M. Bouzoubaâ lui-même qui aura retardé, involontairement, la machine, car il a dû accompagner le Souverain dans sa visite officielle en Egypte