Le Corcas s’intéresse à  la pêche

un secteur stratégique pour l’autonomie

L’argent étant le nerf de la guerre, le volet économique pèsera lourd dans l’équation de l’autonomie du Sahara. Les membres du Conseil royal consultatif des affaires du Sahara (Corcas) commencent à s’y intéresser de près. Et c’est la raison pour laquelle ils devaient se réunir les 29 et 30 mars pour une séance de travail spécialement consacrée à la question économique et précisément au secteur de la pêche. Finalement, le rendez-vous a été décalé de deux semaines en raison de Aïd Al Mawlid.

Ce n’est donc que partie remise pour les membres du conseil qui étaient tous conviés à prendre part à cette session.
Pourquoi la pêche ? Parce que, tout simplement, le secteur, d’une importance stratégique, est la principale source de richesse. Cependant, le fonctionnement de la filière n’est pas irréprochable. D’ailleurs, cette session devait faire toute la lumière sur les zones d’ombre qui caractérisent le secteur.

On ne s’étonnera donc pas de savoir que les équipes du ministère des pêches et de l’Office national des pêches (ONP) ont été invités pour présenter aux membres du Corcas un état des lieux détaillé sur la question.

Les travaux de cette rencontre, qui dureront deux jours, promettent d’être houleux car il se trouve que certains membres du conseil sont également opérateurs du secteur et ont donc des intérêts directs à défendre. Cette double casquette n’arrangera certainement pas les affaires de Mohand Laenser qui devra alterner entre le discours politique et l’argumentaire économique. C’est selon ! Signalons aussi que l’adoption du plan d’aménagement de la pêcherie pélagique, annoncée pour fin mars, risque d’être reportée en raison de cette session.