Le CMKD intente une action en justice contre Sol Melia

Il arrive que des implantations de majors européens de l’hôtellerie au Maroc ne soient pas couronnées de succès et certaines atterrissent devant les tribunaux à défaut d’alimenter la machine économique. L’exemple le plus récent est celui de l’espagnol Sol Melia qui est poursuivi en justice par son ex-partenaire marocain, le Consortium maroco-koweitien du développement (CMKD) auprès du tribunal de Commerce de Casablanca.
En effet, des sources bien informées ont révélé à La Vie éco que dans la foulée de son désengagement du Maroc en 2003, Sol Melia avait aussi rompu avant terme un engagement signé avec le CMKD en 2001 pour la gestion de deux unités hôtelières à Rabat et Marrakech. S’estimant lésé par ce départ impromptu, le CMKD n’a pas hésité à se prévaloir d’un droit de réparation, en s’adressant aux tribunaux au motif qu’il s’agit d’une rupture abusive du contrat.
Rappelons que le géant espagnol avait signé avec l’Etat marocain en 1999 une ambitieuse convention d’investissement d’un milliard de dirhams comprenant la construction d’un complexe hôtelier (Paradisius) à Agadir. Un projet qui n’était pas allé à terme, Sol Melia ayant annoncé son retrait définitif à fin 2003, justifiant son changement de cap par la conjoncture économique difficile ayant suivi le 11 septembre.