Le casse-tête d’une industrie à  deux vitesses !

Au moment où les plans se multiplient pour le développement d’un tissu économique performant, moderne, avec des sites industriels de dernière génération, le vécu des industriels ramène parfois à la dure réalité. De fait, les vieux problèmes dont souffrent certains pans de l’industrie, depuis des années, ont la peau dure : des zones industrielles de l’ancienne génération dans un état délabré, souvent sous-équipées, des procédures administratives toujours trop lourdes et compliquées, des banques qui demandent trop de garanties et appliquent des taux d’intérêt élevés, les remboursements de crédits de TVA qui tardent, la forte sous-facturation de produits importés, des frais de formation en souffrance à cause de la panne des Contrats spéciaux de formation (CSF)… Lors des journées de l’industrie organisées conjointement par la CGEM et le ministère de tutelle du secteur, Ahmed Réda Chami a dû faire face à une avalanche de doléances, dont la plupart n’ont pas forcément un rapport avec les compétences de son propre département.
Le ministre, qui a promis d’activer la mise en place du fonds de 100 MDH destiné à la mise à niveau des zones industrielles qui en ont besoin, a tenu toutefois à faire le point sur tout ce qui a été fait pour le secteur industriel depuis le lancement du Pacte national pour l’émergence industrielle en février 2009. Reste les problèmes anciens qui traînent toujours.