L’ardoise des communes

elles doivent 900 mdh au cih

Après les Erac et le COS/ONE, c’est au tour des communes d’être sous les feux de l’actualité. Elles doivent – tenez-vous bien – 900 MDH au CIH. Au vu de ce montant, il y a de quoi se poser des questions.
La première est celle de savoir par quels mécanismes et pourquoi une banque spécialisée dans l’immobilier a-t-elle prêté de l’argent à des communes ? Au ministère des Finances, on explique qu’à une époque les communes s’étaient ruées sur les opérations immobilières comme les ensembles résidentiels et les lotissements. Ces projets étaient censés être commercialisés de la manière la plus normale, avec, éventuellement, des petites marges et, in fine, le remboursement des crédits contractés auprès du CIH. Sur papier, donc, des opérations immobilières banales. Sauf que, pour une majorité de ces projets, les communes ne revendaient pas les biens mais les octroyaient qui à un gouverneur ou un agent d’autorité, qui à un haut fonctionnaire. Bien entendu, on peut raisonnablement supposer que ces bails gratuits se faisaient certainement sous la pression, ou contre intéressement occulte au profit des présidents de communes et de leurs collaborateurs. Résultat : les communes ont consommé les produits de la vente, quand il y en avait, et le CIH n’a jamais revu son argent. Au final, cela fait une ardoise de 900 MDH.
Deuxième question : que faire maintenant ? Réponse de Fathallah Oualalou : «Nous n’avons pas le choix, nous devons et nous allons rembourser». Comment ? Le ministre des Finances dit ne pas avoir encore d’idée précise mais une chose est sûre : le CIH récupérera ses fonds. Il faut bien que l’Etat, qui poursuit ceux qui ont détourné l’argent de la banque, fasse d’abord le ménage chez lui .

Le CIH a consenti des crédits aux communes pour des projets immobiliers.