Laïcité : les fausses notes

Je voudrais réagir aux articles de M. Abdou Filali Ansary sur la laïcité dans les pays musulmans (ndlr : voir La Vie éco des 5, 12 et 19 décembre). Tout d’abord, musulmans que nous sommes supposés être, nous devons nous référer au Coran et à la Sunna. Les théories de Spinoza, ne sont pas une référence pour les musulmans, ses paradigmes étant à peine bons à connaître pour la culture générale. Plus précisément, ce qui commande nos pensées, c’est un système de valeurs basé sur la foi en Dieu. M. Ansary ne pourrait se référer à Spinoza que si et seulement si l’Homme est le fruit de l’évolution et de la sélection naturelle darwinienne. Or, l’astrophysicien Paul Davies reconnaît que la probabilité du hasard dans ce processus de création serait de l’ordre d’un grain de sable au milieu de l’immensité des dunes des déserts de ce bas monde! Je voudrais un instant entendre M. Abdou Ansary dire qu’il croit en l’évolution, ce qui est implicite dans ses discours et les discours de nos modernistes aussi. A l’évidence, nos modernistes sont des gens qui nagent à contre-courant puisque les peuples musulmans sont, à l’unanimité, pour l’instauration de la chariaâ.
M. Ansary, nos modernistes laïcs se trompent d’époque ! Mon propos est peut-être sentimental, mais fondé aussi sur des faits. En pratique aussi, je peux affirmer que seul le système islamique de gouvernement et la loi islamique offrent «la» solution à l’humanité. La preuve ? Le système économique mondial est basé sur l’accumulation de richesse sur la base de l’intérêt, n’est-ce pas ? L’islam, en interdisant toute forme d’intérêt, a instauré les bases d’une économie où seul le risque justifie le profit. Et, en revenant aux écrits de dirigeants américains tels qu’Abraham Lincoln, on constate qu’ils ont cherché à bannir ce système. Donc, inexorablement, l’humanité se dirige vers l’islam…