L’Agence nationale des ports joue les vigiles

La loi 15/02 libéralisant l’activité portuaire est donc finalement entrée en application depuis le 5 décembre courant «sans perturbations», selon l’expression du ministre de l’équipement et du transport, Karim Ghellab, qui présidait mercredi 13 décembre à Casablanca une rencontre entre les opérateurs et les responsables des deux sociétés de manutention, Sodep, émanation de l’ex-Odep ( Office d’exploitation des ports) et Somaport, création récente de Comanav, mandatée par trois sociétés de stevedores : Manuco, Udemac et LCE.

Cette dernière n’étant bien sûr pas encore totalement prête pour la concurrence avec la Sodep, il reviendra à l’ANP ( Agence nationale des ports) de «neutraliser» cette concurrence durant une période de 18 mois en attendant que Somaport s’équipe et se mette en route. Durant cette période de transition, ce sera en fait l’ANP qui se chargera du partage de la manutention entre les deux sociétés et de la fixation de la fourchette des tarifs de la manutention à l’intérieur de laquelle devra se faire cette concurrence régulée.

D’ici là, Sodep et Somaport devront se préparer à une concurrence plus ouverte. La première, qui a hérité des équipements de l’Odep, va se concentrer sur la réorganisation de ses activités et le redéploiement de ses ressources humaines, alors que la seconde, qui a annoncé un ambitieux programme d’investissement de 1,8 milliard de dirhams sur 30 ans, durée de la concession, dont 570 millions les quatre premières années, va s’équiper du matériel adéquat et aussi engager un vaste programme d’évaluation et de formation des 1 090 personnes qu’elle a récupérées de chez les sociétés de stevedores.