L’affaire du sang contaminé s’enlise

on n’en retrouve pas trace en grande-bretagne

Du nouveau dans l’affaire des deux échantillons de sang contaminé en provenance de Grande-Bretagne et prétendument envoyés au Maroc, selon des médias londoniens. Suite à une requête adressée par le ministère de la Santé marocain à son homologue britannique en octobre 2004, l’enquête de ce dernier l’a mené vers le laboratoire anglais BPL (Bio Products Laboratory) et une entreprise dénommée Jolinda International, basée à Londres. Cette dernière avait demandé en 1998 au BPL deux échantillons du liquide en question, baptisé «Vigam Liquid 5g», qui contient le prion responsable d’une variante nouvelle de la maladie de Creutzfeld-Jacob.
Si le directeur de BPL affirme qu’il n’a jamais traité une quelconque transaction avec une entité marocaine, il fournit toutefois un élément important. Dans une lettre adressée au ministère de la Santé britannique (voir ci-contre), il explique que la société Jolinda International avait probablement demandé ces deux échantillons pour montrer le conditionnement et l’étiquetage du produit à d’éventuels clients. Mais il ne dit pas si ces clients sont des Marocains.
La missive révèle que le laboratoire a demandé à ladite société où et comment les deux échantillons ont été envoyés au Maroc. Mais il semble qu’à ce jour «Jolinda International n’a pas pu répondre, arguant que les enregistrements concernant la transaction ont été perdus». Nous ne sommes donc pas plus avancés quant à l’entrée ou non de ces échantillons sur le territoire marocain.
Enfin, la loi marocaine interdit toute importation de sang et de ses dérivés sans autorisation et contrôle préalable par le Centre national de transfusion sanguine. Or, le ministère assure qu’à ce jour, aucune demande d’importation de ces produits n’a été formulée. Casse-tête