La transhumance s’accentue

Plus que quelques sema ines avant de connaître la liste définitive des candidats aux prochaines législatives.Cette période, riche en suspense, l’est aussi en défections de la part de candidats à la recherche de la précieuse accréditation.

Au RNI, la transformation du parti a eu beau se solder par des résultats satisfaisants, la lente mutation du parti de la colombe ne s’est pas faite sans dégâts. A Laâyoune, M’barek Laâtig devrait remplacerHassanDerhemen tête de liste, le premier ayant choisi d’émigrer vers l’USFP. D’autres remplaçants devront également être trouvés pour Mohamed Ouddor, élu de la circonscription deTata, et Rachid Chelh, élu d’El Hajeb, tous deux étant allés voir ailleurs depuis leur élection en 2002. Au final, les pertes du RNI auront essentiellement

bénéficié au Mouvement populaire et à l’USFP, qui vient aussi de récupérer l’un de ses élus de la région de Khémisset, retourné au bercail après un passage à l’Istiqlal. Des négociations ont également été entamées avec un élu du Mouvement populaire, Mohamed Kraffessi, député de Ouazzane, désireux de rejoindre le parti de la rose.

Toutefois, l’USFP, à l’instar des autres poids lourds de la scène politique, subit aussi des pertes.AbdelkrimBenatiq, secrétaire général du Parti travailliste, luimême sorti des rangs de l’USFP, devrait ainsi fédérer plusieurs mécontents dont M.Tarbouz à Berrechid, C. Alaoui à Fès et M. Barakat à Safi. Ironie du sort, de tels mouvements ont beau être critiqués, ils restent parfaitement légaux.En effet, selon l’article 5 de la loi sur les partis politiques, le titulaire d’un mandat électoral en cours au sein de l’une des deux Chambres, élu sur accréditation d’un parti politique en activité, «ne peut adhérer à un autre parti politique qu’au terme de son mandat ou à la date du décret fixant, selon le cas, la date des élections législatives générales pour la Chambre des représentants ou la Chambre des conseillers»…