La fédération PME persiste et signe

elle propose un nouveau mode de financement

Les responsables de la Fédération de la PME ne lâchent pas prise. Jeudi 7 juillet, leur président a été reçu par le premier ministre. A l’ordre du jour, plusieurs points que Hammad Kessal qualifie de problèmes fondamentaux. Il était ainsi question des délais de paiement, de la corruption, des effets de commerce et, bien sûr, de l’incontournable question du financement des PMI. M. Kessal y est allé, comme d’habitude, avec son lot de propositions.
Ainsi, après l’idée d’une banque des PME, la fédération est venue avec une nouvelle proposition. Ses responsables proposent la création d’un compte d’épargne pour le développement de la petite et moyenne industrie. Mécanisme de fonctionnement : le compte d’épargne sera constitué auprès des banques. Il recevra les dépôts aussi bien des industriels que ceux des particuliers. Son atout, selon la formule de la FPME, résiderait dans la non-imposition des revenus d’intérêt générés. «Les fonds ainsi constitués permettront de financer les demandes de prêts des PMI. Une partie pourra aussi être centralisée auprès de la CDG pour le soutien à  la création d’entreprises et de l’auto-emploi», explique Hammad Kessal.
Cette proposition aura-t-elle plus de chance que la précédente ? On en doute. Avec l’image de sinistralité qui affecte le secteur, et à  supposer même que Fathallah Oulalou accepte de faire une concession fiscale (ce qui relève plus de la science-fiction que de l’espoir), on voit mal comment des particuliers ou des institutionnels déposeraient leur argent dans ce fonds, à  moins qu’il ne propose – peu probable – des taux de rémunération bien supérieurs à  ceux des livrets d’épargne et autres bons de caisse et DAT.
Cela dit, il faut bien reconnaà®tre à  cette Fédération des PME le mérite de se battre et de proposer des idées, aussi irréalisables soient-elles. Un jour, peut-être, la lumière jaillira. Bon courage

Hammad Kessal, président de la FPME. Dans son sac, toujours des propositions.