La famille Gaouar se retire «provisoirement» du marché

La famille qui a contribué à façonner l’histoire du café au Maroc se retire «provisoirement» du marché. Les héritiers de feu Haj Mustapha Gaouar ont cédé la société Gamucaf, lancée par leur père en 2001, aux Cafés Asta. Cette dernière reprend par ailleurs toute la gamme «Cléopâtre» produite par Gamucaf.
Cela dit, les malheurs de la famille Gaouar ne sont pas près de prendre fin. Lundi 11 juillet, les héritiers du fondateur de la plus célèbre marque de café ont été déboutés en appel dans le litige les opposant à leur ancien associé, Omar Berrada. Ils avaient demandé une indemnisation de 500 millions de DH pour la réparation du préjudice que la famille a subi durant la période 1986-2002.
Une période durant laquelle elle a été interdite de torréfaction. «Le tribunal ne nous a même pas donné le bénéfice de désigner un expert pour l’évaluation du tort subi. Nous allons emprunter toutes les actions qui pourraient nous rétablir dans notre droit», confie à La Vie éco Farid Gaouar, en charge de défendre les intérêts de sa famille.
Les héritiers dénoncent le contrat de cession conclu dans les années 80 qui leur interdit d’exercer dans le secteur mais aussi d’exploiter commercialement leur nom de famille. D’ailleurs, la marque Gaouar ne leur appartient plus.
Elle a été exploitée jusqu’en 2002 par la société Ennasr (Samar, Gaouar…) avant de passer en mars de la même année dans le giron de Kraft Foods International qui a racheté l’entreprise.
L’épopée des Gaouar, l’une des familles de torréfacteurs les plus célèbres d’Afrique du Nord, s’achève. Un retrait d’autant plus douloureux qu’ils ont investi ce secteur dès 1860, en Algérie, avant de s’installer au Maroc, d’abord à Oujda, puis à Casablanca