La courroie de transmission n’est plus…

Le décès du regretté Abdelaziz Meziane Belfqih, homme d’Etat et fin stratège, n’aura pas seulement créé un vide mais également posé un problème institutionnel. Sollicité pour proposer une vision sur l’enseignement des langues et les langues d’enseignement qui servirait de socle à la stratégie du Maroc en matière d’éducation pour les 20 ou 30 prochaines années, ce dernier, patron du Conseil supérieur de l’enseignement, avait carrément finalisé le projet de réforme avant de rendre l’âme.

Une réforme qui s’intéressera à la fois à la question de l’arabisation mais également à celle des langues étrangères dans un pays où le clivage entre arabe et français pose des problèmes. De quelle manière et dans quelles matières l’arabe servira de langue d’enseignement ?

Quid des langues étrangères d’avenir ? Le français, l’anglais, l’espagnol, le chinois ? Selon des sources bien informées, le Conseil de l’enseignement proposera une démarche très audacieuse.

Seul souci, son président n’étant plus, aucun autre mécanisme institutionnel n’est prévu pour transmettre officiellement le projet au gouvernement