La contrebande sauve la Cosumar

A quelque chose malheur est bon ! La contrebande, certes reconnue comme étant un fléau, peut parfois présenter des aspects positifs. Tout dépend de quel côté on se place. C’est le cas, précisément, de la Cosumar qui profite, selon des sources auprès du raffineur, d’une montée en puissance, pendant l’année 2006, d’un courant de contrebande de sucre marocain vers l’Algérie et la Mauritanie. Ces deux pays ont subi de plein fouet les augmentations des cours internationaux et les prix de vente à la consommation y ont connu une envolée notable. Du coup, les contrebandiers se sont rabattus sur le sucre marocain qui, lui, est subventionné.

En effet, le sucre fabriqué par la Cosumar, grâce à la compensation et à la réglementation de ses prix, arrive sur les marchés algérien et mauritanien à des prix très concurrentiels. Des responsables de la Cosumar estiment le niveau de cette contrebande à 3 % de la consommation nationale. Voilà qui permettra à la Cosumar de compenser les coups durs d’une année 2006 difficile. D’abord confrontée à l’augmentation des prix du fuel, la Cosumar a dû également faire face à l’envolée des cours mondiaux de sa principale matière première, le sucre brut. A tout cela est venu s’ajouter une mésentente avec les betteraviers du Tadla qui a empoisonné davantage l’atmosphère. Mais, heureusement pour la Cosumar, la Caisse de compensation lui permet encore de rester compétitive et de vendre même en dehors des frontières.