La colère des pharmaciens

Vent de tempête chez les pharmaciens après le vote le 16 janvier par la Chambre des représentants du Code de la pharmacie. Malgré un lobbying remarqué, ils n’ont vu aucun de leurs amendements passer. «Les quatre principales revendications de la profession notamment le numerus clausus (implantations selon la densité de la population et non plus la distance minimale), le droit de substitution (possibilité de prescrire un médicament différent de celui indiqué par le médecin), le conditionnement spécifique des médicaments destinés aux cliniques et le remplacement des pharmaciens, ont été rejetées. Nous comptons réagir et dénoncer cette situation», indique Kamel Belhaj, président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens d’officine. La profession a besoin aujourd’hui, selon la fédération, de ces mesures qui permettront aux officines de faire face à leur crise.

Le numerus clausus permettrait, par exemple, une meilleure répartition des pharmacies. Aujourd’hui, les ouvertures se font de façon anarchique. Preuve en est la concentration et la multiplication des pharmacies. Le nombre des ouvertures ne cesse d’augmenter d’année en année. Pour 2005, il y a eu 1 000 nouvelles installations, ce qui porte le nombre des officines à 8 000 à travers le pays dont la majeure partie concentrée sur l’axe Casa-Rabat.

Pour dénoncer l’adoption du code, la fédération tient, ce vendredi 27 janvier, un conseil national pour décider des actions à entreprendre. Outre la sensibilisation des parlementaires, la fédération compte mener «une action de protestation». Grève et sit-in sont envisagés pour faire entendre leur voix avant le passage du texte chez les conseillers prévu au mois d’avril prochain.
Chez les industriels, l’heure, au contraire, est à la satisfaction. Ils se félicitent d’avoir obtenu gain de cause puisque le code introduit l’ouverture du capital, longtemps revendiquée