La CGEM s’offre de nouveaux statuts

Le projet de nouveaux statuts de la CGEM a passé le cap du Conseil national et du bureau. Validé, il sera soumis au vote de l’assemblée générale extraodinaire qui aura lieu le 19 avril. C’est la cinquième fois depuis 1985 que les statuts de la CGEM sont changés. Deux modifications majeures. Concernant la distribution des voix, le système égalitariste d’une entreprise = une voix est abandonné au profit d’un système de pondération qui tient compte du chiffre d’affaires réalisé par chaque membre. Ainsi, pour un chiffre compris entre 0 et 5 MDH, il est attribué 1 voix pour une cotisation annuelle de 2 000 DH ; pour la tranche entre 5 MDH et 15 MDH, 2 voix pour une cotisation de 5 000 DH, etc., le plafond étant atteint avec 10 voix correspondant à un chiffre d’affaires supérieur à 500 MDH pour une cotisation de 80 000 DH. Quant aux associations, le nombre de voix qui leur est attribué dépend du niveau de leur représentation, selon qu’elles sont organisées en fédérations nationales (20 voix pour 40 000 DH de cotisation), en associations nationales (10 voix et 20 000 DH de cotisation) ou régionales (5 voix et 10 000 DH de cotisation). Malgré cette refonte, les PME-PMI, assure le président Hassan Chami, disposent de 45 % de voix, alors qu’elles ne contribuent qu’à hauteur de 30% dans les recettes de la CGEM. Deuxième changement majeur: la cooptation par le président de certains membres du bureau ne suffira plus à leur conférer cette qualité ; elle doit être également validée par un vote des membres statutaires dudit bureau.
A noter enfin qu’après leur adoption le 19 avril prochain, les nouveaux statuts n’entreront en vigueur qu’en juillet 2006 .

«Les PME disposeront de 45% des voix pour une quote-part de 30% dans les cotisations.»