La Caisse de compensation vaccine

Santé publique.

Comme prévu, le ministère de la santé a décidé d’introduire, pour l’année 2010, de nouveaux vaccins dans le calendrier national de vaccination conformément aux engagements pris par le Maroc dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Si les vaccins du type BCG sont déjà généralisés aux nouveaux-nés depuis plusieurs décennies, il n’en est pas de même pour ceux concernant des affections tout aussi graves. C’est l’exemple du Rotavirus et du Pneumocoque. Pour le cas du Maroc, le ministère de la santé, jusqu’en 2006 encore, ne disposait pas d’indicateurs sur la prévalence de ces maladies chez la population en bas âge. Mais depuis cette année-là des cellules de surveillance épidémiologique ont été instaurées. Les deux maladies sont la cause de 60% des cas de mortalité néonatale.

Si les pouvoirs publics sont décidés à lutter contre ces affections, il reste le problème du coût du vaccin qui le rend inaccessible aux populations démunies surtout dans les campagnes. Solution, la généralisation du vaccin sera financée par les fonds de la Caisse de compensation. Quel lien entre les deux ? La philosophie est exactement la même que celle à l’origine du programme Tayssir. Ce dernier consiste à octroyer des aides financières directes aux foyers démunis, puisées dans le budget de la caisse, en contrepartie de l’obligation de scolariser leurs enfants.