La BMAO échappe à  la faillite

reste un milliard de dh de créances en souffrance autorisées

La BMAO qui était, il y a encore quelques mois, au bord de la faillite, est aujourd’hui définitivement sauvée. Alors qu’en 2003 la banque avait essuyé une perte conséquente de 430 MDH, en 2004, la tendance s’est totalement inversée avec un résultat net bénéficiaire de 59 MDH. Certes, on pourrait trouver cela parfaitement normal dans la mesure où, avant d’être cédée au Crédit agricole, la BMAO a été recapitalisée. Il est donc normal qu’elle dégage un bénéficie grâce, notamment, à la reprise de provisions.
Mais ce n’est pas tout car, aujourd’hui, c’est l’exploitation elle-même qui est devenue bénéficiaire avec, au titre de l’exercice 2004, un excédent brut d’exploitation de 24 MDH, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Le secret : une chasse aux coûts cachés et le recouvrement des créances en souffrance. Dès son arrivée, le nouveau patron de la banque, Zouhair Fassi Fihri, qui est en même temps directeur général au Crédit agricole, a commencé par organiser des départs volontaires. L’opération semble avoir porté ses fruits puisque 100 personnes ont quitté en 2004. D’un autre côté, le «cost-killer» maison s’est attaqué à tous les contrats liant la banque à des fournisseurs et prestataires de services externes, en révisant leurs prix à la baisse. En parallèle, la campagne de recouvrement entamée fin 2003-début 2004 a permis à la banque d’encaisser près de 177 MDH.
N’empêche qu’il reste encore un portefeuille de mauvais payeurs, provisionné certes à plus de 80%, mais tout de même important. Selon des sources internes à la banque, les créances en souffrance s’élèvent à ce jour à près d’un milliard de DH. La direction promet de ne pas lâcher le morceau .

Le secret du sauvetage de la BMAO ? recouvrement des créances et chasse aux coûts cachés.