Khalid Oudghiri, le mot de trop

Attjariwafa bank prise à  partie par les candidats de «Challengers»

Le parcours d’un créateur d’entreprise n’est pas de tout repos. A chaque prime, les candidats de l’émission «Challengers» diffusée sur 2M n’arrêtent pas de se le voir répéter. Ceux de la deuxième édition, en 2006, en ont fait le test grandeur nature. Depuis quelques semaines, une dizaine de finalistes et demi-finalistes de cette édition d’entre eux sont montés au créneau pour faire part de leur mécontentement. La raison avancée est qu’Attijariwafa bank, sponsor officiel de l’édition 2006, n’aurait pas tenu les promesses faites par son patron de l’époque, Khalid Oudghiri. Ce dernier, selon les témoignages recueillis par La Vie éco, avait promis d’accorder des prêts à taux préférentiels pour financer non seulement les projets des lauréats, mais également ceux des malheureux finalistes et demi-finalistes. Renseignement pris auprès de 2M qui détient la preuve par l’image, M. Oudghiri -sans doute gagné par l’euphorie d’une édition fort réussie- s’était effectivement engagé à élargir son concours bancaire au-delà des gagnants, mais «seulement  pour les projets viables».
Aujourd’hui, les concernés accusent la banque de ne pas avoir tenu ses promesses et menacent d’entamer des poursuites en justice. Du côté des organisateurs, on nuance en précisant que certains porteurs n’ont pas amélioré leur business-plan présentant à la banque «des projets non bancables».  Contactée par La Vie éco, Attijariwafa bank affirme tout simplement ne pas avoir été sollicitée ni être au courant d’une quelconque menace de poursuites.
Entre-temps, c’est la chaîne de télévision 2M qui se retrouve dans une situation délicate, avec des sit-in devant son siège. La direction, dans un souci d’apaisement, leur a promis de jouer, officieusement, les médiateurs avec la banque. Affaire à suivre…