Karim Ghellab veut sauver le pavillon marocain

La réforme du transport routier des marchandises, mise en œuvre en mars 2003, n’a pas porté pleinement ses fruits. Il ne s’agit pas d’un reproche fait au département du transport, mais d’un constat que fait ce dernier de sa propre réforme. Les services de Karim Ghellab, après une évaluation de la situation, ont relevé des insuffisances. La plus flagrante, selon eux, réside dans les difficultés que vit, particulièrement, le transport international routier (TIR). Parmi les camions remorques qui font quotidiennement l’aller-retour entre le Maroc et l’Europe, très peu battent pavillon marocain, la majorité appartenant à des transporteurs européens largement plus compétitifs. Pour le ministère du transport, il est urgent donc de réfléchir aux moyens d’aider les transporteurs marocains à se développer et à contribuer de manière plus significative à l’activité, surtout si l’on sait que le ministère prépare en parallèle une stratégie pour faire du Maroc une plateforme logistique à l’échelle régionale. Que doit faire l’Etat ? Et que doivent faire les professionnels ? C’est à ces questions, et bien d’autres, que le ministère se propose de répondre. Il s’apprête à commanditer une étude dont l’appel d’offres a, d’ailleurs, été récemment lancé. Le consultant en charge de l’étude devra, entre autres missions, formuler un plan d’action concret et réalisable à court et moyen terme ainsi que les mesures d’accompagnement nécessaires à caractère législatif, réglementaire, procédural ou administratif.