Jettou obsédé par les chiffres

Le pib agricole divise..

La fièvre des chiffres qui accompagne le projet de loi de finances 2006 a ravivé l’obsession de Driss Jettou pour les chiffres. L’on se rappelle ses coups de gueule, en début d’année, au sujet des statistiques concernant le Maroc et qui, à ses yeux, ne reflétaient pas toujours la réalité des choses. A tel point que cela lui avait valu une brouille avec le haut-commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi, producteur des chiffres par excellence au Maroc.

Le premier ministre, en pleine préparation du budget, en a profité pour revenir à la charge. Des sources bien informées ont révélé à La Vie éco que les deux hommes se sont longuement expliqué lors d’une réunion tenue mardi 8 novembre au siège même de la primature. Mais cette fois-ci la querelle s’est apaisée. Jettou et Lahlimi ont discuté dans la sérénité. Ce qui, apparemment, n’a pas empêché le premier ministre de s’interroger sur le degré de fiabilité des indicateurs de la direction de la statistique. Lors de cette réunion, Driss Jettou a préféré poser la question au sujet de l’agriculture et plus particulièrement du PIB agricole (PIBA) dont il ne partage pas tout à fait le mode de calcul. Il est vrai que depuis plusieurs années, le PIBA représente bon an mal an entre 15 et 18% du PIB du pays. Une stagnation qui irrite apparemment le premier ministre. D’autant plus qu’il fait remarquer avec étonnement que la consommation des Marocains augmente, qu’il y a de plus en plus d’équipement, d’investissements aussi bien dans l’agriculture que dans les autres secteurs de l’économie. Or, les statistiques les plus récentes ne confirment pas cette embellie

Le premier ministre et le Haut commissaire au Plan s’attaquent de nouveau aux chiffres.