Jebha-Ajdir, une route pour le prix d’une autoroute

Le tronçon Jebha-Tétouan, le dernier maillon de la rocade méditerranéenne sera certainement aussi le plus dur à réaliser et le plus coûteux en raison de la nature du relief. Le petit tronçon de Jebha-Beni Boufrah, précisément, qui fait à peine 58 kilomètres, consommera à lui seul 80% du budget de tout le tronçon, soit 1,06 milliard de DH sur un total de 1,3 milliard. Ce qui nous donne un coût au kilomètre de l’ordre de 18 millions de DH. Cela mérite d’être relevé surtout si l’on compare le chiffre avec le coût moyen du kilomètre en autoroute qui, lui, est de 18 à 20 MDH à l’exception des tronçons difficiles.

En définitive, Jebha-Beni Boufrah sera une route large, certes, mais une route tout de même construite pour le prix d’une autoroute. Et sur le terrain, les difficultés ne manquent pas. Le maître-d’œuvre, l’italien Salini, a dû réaliser 15 800 mètres carrés de murs dits «Freyssisol», des murs à contreforts très hauts, en béton, en raison des versants très instables. Pour le faire, la société a dû faire appel à un des spécialistes mondiaux en la matière, la société Terre Armée, filiale du groupe français Vinci.

La technique, déjà utilisée par le même groupe au Maroc dans un ouvrage de franchissement de voie ferrée près de Tanger, a été ainsi retenue pour 21 ouvrages que compte la section.