Immobilier : la hausse des prix est-elle réelle ?

Les promoteurs l’imputent à  la disparition du noir.

Des hausses de prix dans l’immobilier ? Les conclusions du dernier baromètre publié chaque trimestre par Bank  Al-Maghrib (BAM) et
la conservation foncière contrastent avec l’avis des professionnels ainsi que celui des notaires qui parlent, eux, d’une stagnation. Un sentiment confirmé par les chiffres fournis par la cellule des enquêtes du CIH que La Vie éco a publiés le 12 novembre.

Cette hausse à laquelle la Banque centrale et la conservation ont abouti, les promoteurs immobiliers l’expliquent à leur manière. Auprès de la fédération du secteur, il est indiqué qu’il s’agit plutôt d’un effet de la disparition progressive du noir, notamment suite à la campagne menée envers les promoteurs pour déclarer leurs prix réels. La FNPI est convaincue que la hausse des prix relevée par l’indice de BAM constitue les premiers effets de cette campagne. Elle en donne pour preuve le fait que déjà sur les 200 plus importants promoteurs à qui la fédération a remis la fameuse banderole portant l’indication «100% du prix déclaré», une centaine ont adhéré à la mesure. L’explication est très plausible quand on sait que l’indice des prix de BAM est basé sur les prix qui sont inscrits dans les actes déposés auprès des services de la conservation foncière. De fait, les valeurs déclarées peuvent avoir augmenté mais pas le prix final aux acquéreurs. Enfin, autre argument avancé par la FNPI : «On ne peut pas avoir en même temps une mévente et une hausse de prix, c’est incompatible».

En effet, le baromètre de BAM au troisième trimestre relève que pour les appartements il y a eu nettement moins de ventes qu’au deuxième trimestre, précisément -17%, et enregistre une hausse de prix de +3,4%. La logique du marché voudrait, en effet, que quand la demande baisse les prix baissent et pas le contraire !