Imbroglio au sujet de l’accord d’Agadir

Le moins que l’on puisse dire au sujet de l’accord d’Agadir est qu’un cafouillage caractérise la communication au sujet de cet accord impliquant, outre le Maroc, la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte. Il y a quelques semaines, le ministère du commerce extérieur affirmait que l’accord était bel et bien entré en vigueur après un retard d’application d’au moins un an. Un retard attribué, selon le même département, à des difficultés rencontrées lors de la procédure de notification entre les ministères des affaires étrangères des quatre pays. Une fois cette procédure terminée, rien ne devait normalement bloquer son entrée en vigueur. Or, à la grande surprise de tout le monde, il s’est avéré que plusieurs dispositions de l’accord d’Agadir ne sont pas encore appliquées.

Il n’en fallait pas plus pour créer la confusion. Selon des organes de presse, l’Egypte aurait décidé de porter plainte contre le Maroc, ce que l’ambassade de ce pays, contactée par La Vie éco, dément, tout en affirmant que quelques réglages sont encore nécessaires. A la mi-novembre, une délégation égyptienne a fait le déplacement au Maroc pour trouver une issue à cette situation. Selon l’ambassade, des décisions définitives ont été prises à l’issue des réunions techniques qui ont eu lieu entre les Egyptiens et leurs homologues marocains pour que les différentes dispositions encore en suspens entrent en vigueur avant janvier 2007. L’avis de la partie marocaine n’a pu être recueilli. Le ministre du commerce extérieur est resté injoignable à l’heure où nous mettions sous presse.