il y a 40 ans, dans la vie economique

Vers un accord d’association avec la CEE

Si le Maroc engageait
des négociations avec Bruxelles pour un accord d’association, il serait
sans doute assuré
de l’appui de Paris.

L’opinion française est sensible au «charme» marocain, apprécie la stabilité des structures et a été impressionnée par les initiatives démocratiques du Souverain ; elle marque un intérêt nouveau pour les possibilités économiques du pays.
La rencontre entre les deux chefs d’Etat aura permis de faire le point sur les problèmes en sus-pens. On peut penser cependant que les entretiens auront porté surtout sur les perspectives d’avenir, intéressant le plus les deux leaders.
Parce qu’il est à un carrefour des continents, des cultures, …et des économies – celles des pays avancés et celles des pays sous-développés – il ressent de manière aiguë la difficulté de faire un choix.
Négociations ou pas avec la Communauté économique euro-péenne ? La France, tenue qu’elle est maintenant par les règles du marché commun, sera de moins en moins libre de faciliter comme elle l’a fait jusqu’à présent l’entrée des marchandises marocaines sur son territoire. Mais si le Maroc décidait d’engager des négociations avec Bruxelles pour un accord d’associa-tion, il serait sans doute assuré de l’appui de Paris. Il sortirait alors de cette situation d’incertitude qui paralyse les projets à long terme des industriels car un accord d’association, au-delà des aspects commerciaux, intéresse aussi les mouvements de main-d’œuvre, l’industrialisation et toutes les formes d’aides financières et d’assistance technique.