Il sera cher, le cher mouton

7 à  8 DH de plus par kilogramme.

A quelques jours de Aïd Al Adha, les professionnels assurent que le marché est bien approvisionné en moutons de moyenne et bonne qualité, selon les élevages. En outre, l’état sanitaire est également jugé bon. Mais pour pouvoir sacrifier une belle bête, les ménages devront casser leur tirelire. Par rapport à l’année précédente, les prix du kilo à vif ont en effet grimpé de 7 à 8 DH, se situant entre 40 et 45 DH. Les races appelées Bergui (Bni Mguil et Timahdit), appréciées par certains connaisseurs pour la qualité de leur viande, sont cédées 40 DH le kilo à Makro, 42 à Marjane et entre 42 et 43 DH chez les particuliers. La race sardi, appréciée dans la Chaouia et dans la région de Casa pour sa morphologie, plus proche des recommandations pour un mouton destiné au sacrifice, est vendue autour de 45 DH/kg. Sachant qu’un mouton moyen pèse 55 à 65 kg, l’augmentation du prix par tête peut aller de 500 à 600 DH. A moins de prétendre à un mouton de moindre corpulence par rapport à ce qu’ils avaient l’habitude d’acheter, ceux qui sont habitués à acheter à vue pour grappiller quelques dirhams devront également augmenter leur budget, selon les mêmes paramètres.
La raison de cette hausse est claire : compte tenu de la sécheresse de la campagne précédente, la facture de l’aliment a été multipliée par 2 ou 3, selon les éleveurs. Naturellement, l’augmentation des charges est répercutée sur le prix de vente final.
La question est maintenant de savoir s’il faut acheter tout de suite pour ne pas prendre le risque de subir une éventuelle flambée des prix ou retarder au maximum l’acte d’achat pour tirer profit d’une décrue. Comme chaque année, cet arbitrage perturbe le sommeil des chefs de ménage, surtout ceux qui doivent d’abord se saigner avant de goûter à la viande.