Hors délai ? Bye-bye !

L’Etat ne badine plus avec les investisseurs. Après le cas Dallah Al Baraka à Taghazout et de la société italienne SOIPA qui avait été mise en demeure pour n’avoir pas réalisé le projet de la Marina d’Asilah (La Vie éco du 28 janvier), c’est au tour de deux autres opérateurs qui avaient signé des conventions d’investissement, en 2002, de se faire tancer. La réunion du comité de suivi, émanant de la commission interministérielle des investissements, devait statuer sur leur sort lors d’une réunion tenue le 16 mars.
Le premier cas est celui de la société Asment Oulad Zidane qui avait signé une convention pour la réalisation d’une cimenterie à Settat pour un montant global de 395 MDH. Au lendemain de la signature de ladite convention, l’Etat a mis la main à la poche, finançant l’acquisition du terrain pour la somme de 786 000 DH. Ne voyant rien venir et la convention devant expirer en octobre 2005, le comité a décidé de mettre en demeure la société et envisage de reprendre le terrain. Le deuxième cas est celui de la société International Mena Can qui devait réaliser, à Aït Melloul (Agadir), une usine de fabrication de boîtes de conserve métalliques destinées à l’industrie alimentaire pour un montant global de 395 MDH. Là encore, le comité de suivi a constaté que rien n’a été entrepris depuis la signature de la convention, sachant que l’investisseur a reçu un terrain de 3,8 ha pour le projet. L’Etat envisage donc de reprendre ses billes et de résilier la convention. Selon des sources bien informées, ce ne sont là que des cas parmi d’autres, puisque le comité devra continuer à dépoussiérer les conventions. Les sentences risquent d’être lourdes mais c’est tant mieux pour la crédibilité du pays !