Grippe aviaire : le Maroc à  l’abri

Après le SRAS, c’est au tour de la grippe aviaire(grippe du poulet) de faire des ravages en Asie du Sud-est. Parmi les pays les plus frappés figurent le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam et la Thaïlande qui ont dû abattre à eux seuls quelque 1,3 million de têtes de volailles. Mais le plus dangereux est que le virus qui se transmettait jusqu’alors du poulet à l’homme pourrait muter et devenir transmissible entre humains.
Qu’en est-il pour le Maroc ? Interrogé par La Vie éco à ce sujet, le docteur Hamid Benazzou, chef de la Division de la santé animale au ministère de l’Agriculture, souligne qu’à ce jour aucun cas n’a été signalé sur le territoire national. En fait, explique-t-il, le risque pour le Maroc est potentiellement faible, pour deux raisons principales. La première, d’ordre technique, est que la grippe aviaire est inscrite depuis 1977 sur la liste des maladies contagieuses et que, par conséquent, tout animal atteint ou suspect est interdit d’entrée sur le territoire. La seconde raison est que le Maroc n’importe pas de poulet et encore moins de l’Asie.
Mais avec tout cela, les autorités sanitaires se sont dépêchées de prendre les mesures de précautions qui s’imposent en de pareils cas. Ainsi en plus de la mise sur pied d’un comité national de vigilance, un courrier a été adressé à tous les responsables des postes frontières, sans exception, pour leur rappeler l’interdiction et les inciter à la vigilance. Cela dit, si les mesures ont été prises pour éviter l’entrée de poulet infesté, comment fera-t-on pour les êtres humains ? Surtout que l’on comprend à travers les récentes dépêches de l’OMS que chez l’être humain la maladie peut prendre la forme d’une grippe anodine ou d’une pneumonie et que les personnes atteintes de ce virus ne présentent pas de signes distinctifs contrairement au SRAS. Cela veut dire qu’il faut contrôler tous les passagers grippés en provenance d’Asie. Heureusement pour nous, la RAM ne fait pas encore du Casa-Tokyo ou du Casa-Séoul !