Grève de la faim ? Faut voirÂ….

Selon les médecins, Aminatou Haïdar ne risque pas
de mourir de faim.

Un litre et demi d’eau par jour et douze morceaux de sucre. Officiellement en grève de la faim depuis le 15 novembre à l’aéroport de Lanzarote (Canaries), c’est grâce à ce régime que Aminatou Haïdar a pu tenir jusqu’à aujourd’hui. La séparatiste, qui a été suivie par le Dr Domingo Guzmán, directeur de l’Hôpital de Lanzarote, depuis le début de la grève, était présentée depuis une semaine comme à l’article de la mort. Des propos qui ont suscité suffisamment d’inquiétudes pour que les autorités espagnoles envisagent le recours à l’alimentation forcée. C’est ainsi que dimanche, Jerónimo Alonso, un juge de Lanzarote, accompagné d’un médecin assermenté, a été envoyé pour évaluer l’état de santé de la gréviste.
Surprise ! le rapport du médecin dépêché par la justice s’est révélé nettement plus optimiste que prévu, ce dernier ayant considéré que l’état de Haïdar ne nécessitait pas d’hospitalisation. Le plus surprenant toutefois est le fait que la concernée n’a pas apprécié la bonne nouvelle : avant même que le juge n’envoie un troisième médecin pour départager les deux premiers, la séparatiste a critiqué le «comportement violent et intimidant» du juge. Se disant «terrorisée» par les «méthodes marocaines» du magistrat (sic !), elle est allée jusqu’à signer devant notaire un document selon lequel elle renonçait à tout soin médical, et menace d’aller en justice si on l’oblige à se nourrir, ou si on lui envoie un nouveau médecin. Le tout en accusant les autorités espagnoles de la pousser vers la mort en ne résolvant pas sa situation. Ayant finalement pu l’examiner, le troisième médecin a confirmé que ses jours n’étaient pas en danger et qu’elle n’avait pas besoin d’hospitalisation. Grève de la faim ? Faut voir…