Gouvernement : qui doit communiquer ?

Samedi 24 janvier, à l’initiative de Nabil Benabdellah, ministre de la Communication, s’est tenue à Ifrane une journée d’étude à laquelle ont été conviés tous les chargés de communication auprès des différents départements. Objet de la réunion : comment améliorer la communication du gouvernement. Si, a priori, tout le monde a applaudi l’originalité de l’idée, les avis restent partagés au sein de la communauté des cabinards et des chargés de communication par rapport à une question centrale : de qui relève au juste la communication gouvernementale ? Pour les uns, la tâche relève des missions du ministère de la Communication comme son nom l’indique. Mais pour d’autres, c’est à la primature que revient le rôle de coordonner entre les différents ministères, pour la simple raison que «le Premier ministre, par la force des choses, a une vision d’ensemble qui fait défaut au département de la Communication», comme l’explique un proche de Driss Jettou qui nous fait remarquer, au passage, que «dans de nombreux pays, et pour des raisons de cohérence, c’est bien la primature qui joue le chef d’orchestre en matière de communication gouvernementale». L’autre raison est que la primature est seule à même de définir et de hiérarchiser les dossiers sur lesquels il faut communiquer en priorité.
Pour Nabil Benabdellah, il s’agit d’un faux débat. Ce dernier estime que «le rôle essentiel du ministère de la Communication est celui d’accompagnateur, de support et d’assistance surtout en matière de formation, d’outils, de structures et de logistique». En un mot, M. Benabdellah entend mettre en place des structures pérennes de communication au sein des ministères. Une intention que tous les participants à la journée d’études n’ont apparemment pas saisie