Gestion du patrimoine maritime : le CESE plaide pour une approche inclusive, durable et intégrée

L’idée est d’identifier, de valoriser et de développer les potentialités de l’économie bleue afin d’en faire un pilier du modèle de développement.

Deux façades maritimes s’étendant sur 3 500 km de littoral, 2 millions de km² de zone économique maritime exclusive, un patrimoine halieutique important et des ressources énergétiques fossiles et renouvelables : le Maroc jouit d’un important capital maritime. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) ne s’y est pas trompé en adoptant à l’unanimité, lors de sa 93e session ordinaire tenue le 21 décembre à Rabat, le projet de rapport de l’auto-saisine sur «L’économie bleue : pilier d’un nouveau modèle de développement du Maroc». L’idée est d’identifier, de valoriser et de développer les potentialités de la mer.

Pour ce faire, l’institution, tout en rappelant que le Royaume a, durant les 20 dernières années, élaboré des stratégies sectorielles couvrant plusieurs activités liées directement ou indirectement au capital maritime et au milieu marin, milite pour une nouvelle vision pour «libérer les potentialités de création de richesses et d’emplois, de valoriser le potentiel des secteurs liés à l’économie bleue, tout en préservant les écosystèmes marins, selon une approche inclusive, durable et intégrée», en concertation avec les citoyens et tous les acteurs concernés. Le conseil met en exergue plusieurs exigences dont la gestion durable et responsable des ressources de la mer et du littoral, le renforcement du rôle central des territoires dans le développement des secteurs de l’économie bleue dans le cadre de la régionalisation avancée et le développement de la formation dans le domaine. C’est donc à un travail de longue haleine qu’appelle l’institution.