Fonds de mise à  niveau pour l’administration

10 millions de dh comme mise de départ

Adéfaut de pouvoir réformer d’un coup l’administration, tâche sur laquelle son prédécesseur avait buté, Mohamed Boussaïd, ministre en charge de la modernisation des secteurs publics, préfère procéder par touches. Il est en train de mettre la dernière main au projet de création d’un fonds de mise à niveau à destination de l’administration, qui sera opérationnel en 2005. Baptisé Fomap (Fonds de modernisation de l’administration publique), cet outil financier apportera une aide partielle (30 à 50%) aux projets émanant de divers départements et portant sur des actions aussi diverses que l’amélioration de la gestion des ressources humaines, la dématérialisation des procédures, le lancement de services en ligne ou encore l’amélioration de l’accueil.
L’originalité de la démarche est que ce sont les administrations elles-mêmes qui doivent rivaliser d’ingéniosité pour présenter des projets bien ficelés qui puissent être retenus. S’inspirant de ce qui se passe pour le secteur privé, M. Boussaïd, prévoit de mettre en place un comité qui sera appelé à trancher sur l’éligibilité, au sein duquel siégeraient aussi bien les représentants de l’administration que ceux du privé. Pour boucler la boucle, les projets feront l’objet d’une évaluation a posteriori, dont le rapport sera publié en ligne.
Et le financement ? Auprès du ministère des Finances, on affirme que Fathallah Oualalou aurait consenti à accorder au fonds une mise de départ de 10 MDH seulement. Mais Mohamed Boussaïd a, semble-t-il, plus d’un tour dans son sac. Il pense aller dénicher des dons internationaux auprès des pays qui investissent le plus au Maroc, en faisant valoir l’argument que toute amélioration de l’administration profitera in fine aux entreprises étrangères implantées sur le territoire national

Mohamed Boussaïd applique les méthodes du privé à l’administration.