Fin de la controverse sur les étiquettes en arabe

La controverse qui vient d’agiter les milieux de l’habillement autour de l’étiquetage en arabe des vêtements est en train de retomber. Les principaux protagonistes jouent désormais l’apaisement.
Dans une déclaration à La Vie éco, Karim Tazi (propriétaire de l’enseigne marocaine Marwa), estime que les normes édictées en juillet 2002 au sujet de l’étiquetage de divers produits, dont les vêtements, visent, d’une part, la protection du consommateur, et, d’autre part, la lutte contre l’informel. «Il faudrait trouver des modalités dans l’application de ces normes pour qu’il n’y ait pas le moindre retard ni difficulté à l’entrée des marchandises des franchisés sur le territoire national», précise-t-il.
M. Tazi ajoute que «l’implantation des enseignes internationales (franchises) de prêt-à-porter crédibilise le marché, participe à l’éducation à la mode des entrepreneurs du textile et apporte un soutien à l’organisation du marché. Le seul problème, ce ne sont pas les franchises mais l’informel.»
Pour l’Association marocaine du commerce en réseau (AMCR, regroupant les principaux franchisés), «à quoi bon demander à ces grandes enseignes des étiquettes spéciales alors qu’elles sont déjà alignées sur des standards internationaux ?». Amine Benkirane, président de l’association, affirme que «les deux associations, Amith et AMCR, travaillent ensemble pour améliorer le secteur de la distribution»