Factures salées et compteurs généraux

Si par hasard vous habitez un immeuble où il y a un compteur général et que vous recevez une mise en demeure de la Lydec, accrochez-vous à votre fauteuil avant de l’ouvrir car vous risquez d’y découvrir que vous êtes redevable d’une somme faramineuse. Certains clients sont sommés de payer des montants importants au titre des consommations impayées du compteur général. De fait, le problème est antérieur à la venue de la Lydec. L’ancienne RAD n’avait pas recouvré les sommes dues, au titre de l’usage des compteurs généraux des immeubles, par les promoteurs immobiliers ou par les habitants par la suite. Ce n’est qu’aujourd’hui que la Lydec entend apurer ce compte en recouvrant ses créances.
Les responsables de la Lydec expliquent que la procédure est juridiquement fondée vu les dispositions de la nouvelle loi sur la copropriété. Ils révèlent également leurs déboires avec les ardoises des 16 000 compteurs généraux de Casablanca. Mais là où on ne comprend plus rien, c’est quand Lydec envoie ladite mise en demeure aux habitants d’un immeuble qui ont prouvé pourtant, reçus de loyer à l’appui, qu’ils se sont toujours acquittés de leur participation aux frais d’électricité et d’eau. Le bon sens voudrait qu’une telle mise en demeure soit plutôt adressée au propriétaire qui a encaissé les frais sans payer les factures. On se demande pourquoi Lydec s’entête à exiger le paiement des habitants alors que, parfois, elle sait où joindre le propriétaire fautif.