Evadés à  la veille du 16 Mai !

les rg et la bnpj enquêtent toujours

Branle-bas de combat sécuritaire. A l’heure où nous mettions sous presse, mercredi dernier, les recherches étaient toujours en cours pour retrouver les 9 détenus islamistes évadés de la prison de Kénitra lundi 7 avril. Partis à l’aube, les prisonniers, qui vivaient dans deux cellules contiguës du quartier « A » de la prison, avaient pu s’enfuir grâce à un tunnel d’une vingtaine de mètres débouchant hors de l’enceinte de la prison, laissant derrière eux une lettre dénonçant les injustices dont ils étaient victimes.

Parmi les évadés figure un condamné à mort, Abdelhadi Dahbi, emprisonné pour l’assassinat d’un policier peu avant les attentats du 16 Mai. Il est accompagné par six prisonniers condamnés, eux, à perpétuité dont plusieurs sont accusés d’appartenance à la Salafia Jihadia, comme Mohamed Chadli ou Hicham Alami accusé d’être un proche de Abdelkhak Bentassir, alias Moul Sebbat, Abdellah Boughmir, membre de la cellule de Taddart, Hammou Hassani, membre du groupe Al Hijra wa Takfir, et Tarik Yahyaoui, accusé du meurtre d’un policier à Meknès. Les frères Kamal et Mohamed Chetbi, tous deux condamnés à vingt ans de prison, se sont également enfuis avec eux.

Neuf islamistes, dont certains sont impliqués dans les attentats du 16 Mai 2003, se retrouvent ainsi dans la nature à la veille de l’anniversaire de ces mêmes attentats.
Y a-t-il aujourd’hui des chances de les retrouver ? Peut-être mais elles sont très minimes, selon un officier à la DGSN, sauf si, poursuit-il, «les citoyens nous aident». Entre-temps, les éléments des renseignements généraux (RG) et de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) poursuivent toujours leur enquête sur place au sujet des circonstances de l’évasion et surtout à la recherche d’éventuels complices à l’intérieur du pénitencier.