Et mes «bippeurs» alors !

Méditel ne cesse de le répéter à qui veut l’entendre : le mode de calcul des parts de marché des différents opérateurs du mobile au Maroc n’est pas fiable. Pour cet opérateur, les normes appliquées ne sont pas celles en vigueur internationalement. Aujourd’hui, au Maroc, pour qu’un client soit considéré comme actif, il lui faut avoir passé au moins un appel avec son téléphone au cours des six derniers mois. Or, il est connu qu’il est possible d’acheter une carte prépayée et d’appeler sans laisser le temps à l’interlocuteur de décrocher. Ça s’appelle «bipper». Par cette méthode, il est possible d’être client de Méditel sans pour autant être comptabilisé par l’ANRT. De cette manière, «notre part de marché objective serait de 35% et non de 30%. Ce mode de calcul nous désavantage», explique-t-on chez Méditel.

De leur côté, les responsables de l’agence de réglementation défendent bec et ongles leurs méthodes de calcul, affirmant que le Maroc est leader en termes de normes de télécommunications et que les parts de marché en téléphonie mobile sont calculées en relation avec la définition de l’abonné mobile objet d’une décision de l’ANRT après concertation avec les deux opérateurs. Les clients bippeurs d’IAM ne sont donc pas comptabilités non plus.