Et le poulpe réapparaît !

les armateurs surpris par le volume des captures

Les armateurs de la pêche côtière et hauturière jubilent. Et pour cause, alors que la précédente marée avait été désastreuse en matière de prises, la campagne du poulpe en cours est des plus prometteuses. Les prises sont conséquentes. Au ministère des Pêches, on indique que les quotas fixés pourraient être atteints d’ici la fin du mois de janvier. La présence du poulpe varie toutefois en fonction des localisations. S’il est particulièrement abondant au sud de Dakhla et jusqu’aux frontières mauritaniennes, il demeure quasi inexistant entre le nord de la ville et le sud de Boujdour. Pourtant, cette zone a été fermée à la pêche durant les dernières années. Dans tous les cas, l’INRH est sollicité pour apporter plus d’éclairage dans ce sens. Selon un professionnel, «auparavant, quand les chalutiers sortaient après un long arrêt biologique, leur campagne coïncidait avec la fin du cycle de vie du poulpe et ils revenaient donc les mains vides». L’INRH se serait-il trompé dans ses prévisions ou les multiples repos biologiques décrétés ont-ils fini par porter leurs fruits ?
Toujours est-il que la campagne actuelle semble juteuse. Les prix à l’export, selon les professionnels, tourneraient autour de 7 000 dollars la tonne. Cette pression sur l’offre pourrait d’ailleurs être derrière les infractions commises la semaine dernière par plusieurs sociétés de pêche prises en flagrant délit de pêche dans une zone interdite. Selon des sources proches du dossier, l’une d’elles est Moroccan South Fishing, propriété de Maâ Alainayine Hibatou, président de la Fédération des chambres des pêches maritimes.
Arraisonnés par la Marine royale, avec à leur bord plusieurs dizaines de tonnes de poulpe, les sociétés se sont acquittées d’amendes de 50 000 DH par bateau et ont gardé leurs prises alors «qu’il aurait fallu confisquer les captures», nous indique-t-on au ministère .

Est-ce l’INRH qui s’est trompé ou le repos biologique qui a porté ses fruits ?