Engorgement au port de Casablanca

les camionneurs sèment la pagaille

600 containers en provenance de l’étranger sont déchargés chaque jour au port de Casablanca, pour être embarqués à bord de semi-remorques. Ce sont là les statistiques très officielles fournies par les responsables de l’ODEP. Sachant que les équipes de manutention de l’office travaillent en 3 x 8 h, cela nous donne, tout compte fait, une moyenne respectable de 25 containers par heure. Comment peut-on alors expliquer les longues files d’attente de camions à l’entrée du nouveau terminal à containers du port de la métropole ?
Interrogés sur les raisons de cette lenteur, plusieurs importateurs contactés par La Vie éco n’ont pas hésité à mettre ces retards sur le dos de l’office qui utiliserait seulement un ou deux chariots cavaliers sur une dizaine disponibles pour décharger les navires. Est-ce le cas?
Il semble que non. Mercredi 29 septembre, sur l’aire de chargement des containers du port de Casablanca, il y avait en moyenne entre cinq et six chariots cavaliers. La direction de l’ODEP donne par ailleurs sa propre version du problème. «Les camionneurs qui viennent embarquer les containers sont désorganisés». En effet, selon l’ODEP, les camions viennent tous se faire livrer entre 9 h et 13 h, alors que les équipes travaillent 24/24. «Très souvent, au-delà de 20h, il n’y a plus d’activité sur l’aire de chargement», explique un responsable au port. «En outre, vu la taille imposante de ces cavaliers, nous ne pouvons pas utiliser plus de cinq à six chariots aux heures de pointe, pour des raisons de sécurité. La solution serait que les transporteurs et les transitaires adoptent également le 24/24 de manière à ce que le trafic soit étalé sur la journée et donc plus fluide». Une solution certes difficile à mettre en œuvre mais nécessaire, si l’on veut mettre fin à ce véritable goulet d’étranglement qui risque de perturber l’activité économique du pays.

De longues files de camions encombrent l’entrée du nouveau terminal à containers du port.