En dirhams convertibles SVP !

Le litige-feuilleton qui continue de mettre aux prises trois banques de la place, Wafabank, Crédit du Maroc et la Banque populaire à  la direction générale des Impôts sur le paiement d’arriérés.

Le litige-feuilleton qui continue de mettre aux prises trois banques de la place, Wafabank, Crédit du Maroc et la Banque populaire à la direction générale des Impôts sur le paiement d’arriérés, au titre des intérêts servis aux MRE sur leurs dépôts, a donné des idées à certaines banques de la place qui, par crainte de tomber dans le même piège, ont trouvé la parade. Deux d’entre elles ont envoyé il y a quelques jours un mailing à leurs clients MRE pour les informer que les intérêts qui leur sont servis sur leurs dépôts en dirhams convertibles sont exonérés du prélèvement à la source de 10 %.
Pour éviter de nouveau une divergence d’interprétation de la loi, chaque client résidant à l’étranger s’est vu ainsi ouvrir d’office et sans qu’il le demande, un compte en dirhams convertibles où seront versés ses transferts. D’autres banques, encore plus prudentes, ont préféré rappeler à leurs clients MRE que s’ils veulent bénéficier de l’exonération, ils devront dorénavant justifier dûment l’origine des devises qu’ils transfèrent avant que ces dernières ne soient converties en dirhams.
En attendant que le litige entre les trois banques et le fisc soit réglé, pour calmer les esprits, la question qui se pose est celle de ces MRE qui travaillent au noir. Comment pourront-ils justifier l’origine de leurs revenus ? Pour une communauté qui rapporte tout de même au pays entre 14 et 15 milliards de DH par an en devises, on ne peut pas dire que les MRE soient récompensés en retour.